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Nous sommes une bande d'allumés qui depuis des années, fréquentons les concerts de Rock au sens large, et il nous est venu, sur le tard, l'envie de vous les faire partager avec nos émotions, des Setlists... dans un blog "pas comme les autres".
« J’ai quitté Heather Nova l’année dernière sur une prestation intimiste et acoustique au Café de La Danse, cette fois c’est avec son groupe au complet que la sirène des Bermudes investit le Bataclan malgré une absence presque complète de promotion. Mais Heather Nova tient à faire à chaque tournée une halte dans la capitale française et rien que pour cela on la remercie. Avouons le, j’avais beaucoup de doute sur sa capacité à remplir cette salle, non pas à cause de son talent, mais plutôt parce que le public Français n’a jamais été grand supporter de la jeune femme contrairement à des pays comme l’Allemagne ou les Pays Bas. Mais une fois entré dans la salle et pris place au premier rang, bonne surprise le balcon est ouvert et la salle va être remplie aux trois quarts ce qui est une bonne chose.
Avant tout, j’ai une mission, aller m’acheter le tee-shirt de la tournée et plutôt que d’attendre la fin du concert, faire la queue et risquer de ne plus le trouver à ma taille je décide d’y aller tout de suite, Michael prenant soin de garder ma place pendant quelques minutes.
Place maintenant à Heather Nova. Après l’arrivée sur scène de tous ses musiciens la voila qui arrive toujours aussi belle dans son jean serré et son débardeur noir et comme d’habitude son pied de micro est enroulé par des fleurs, des jonquilles me semble-t-il. Le set commence en douceur avec Everything Changes issu de 300 Days at Sea le dernier album d’Heather. La voix est toujours aussi pure, le ton est nostalgique et teinté de mélancolie, pour ce premier morceau elle joue de la guitare acoustique (une guitare ornée d’un oiseau gravé sur la caisse). Retour vers un répertoire plus traditionnel et plus électrique avec Heart & Shoulder. Avec Heather c’est très simple, il suffit de se laisser porter par sa voix cristalline et de fermer les yeux, enfin pas trop, car le plaisir des yeux est bien réel. J’aime cette femme qui est complètement en dehors de tous les courants et qui poursuit tranquillement son bonhomme de chemin. On continue toujours avec le dernier album en date et un beau Save A Little Piece Of Tomorrow qui permet de constater que la guitariste soliste qui accompagne Heather est toujours aussi efficace, une Jimmy Page au féminin.
On continue avec les morceaux incontournables, Island donc superbe fresque que l’on savoure en silence et presque en se recueillant. La voix est toujours aussi magnifique quand elle monte dans les aigus. Nouveau morceau de 300 Days At The Sea puis ce sera un beau Winter Blue. Ce genre de morceau on l’apprécie avec toute l’orchestration qu’il y a autour c'est-à-dire le violon et les claviers sans oublier les solos de sa guitariste. Malgré une set list consacrée en bonne partie au dernier album on n’est pas déçu, car les morceaux issus de ce dernier album sont presque tous de belle tenue comme ce Higher Ground joué en fin de set. Vient ensuite le traditionnel London Rain qui rallie tous les suffrages, mais une fois de plus hélas je n’aurais pas droit à Virus Of The Mind mon morceau favori, mais ça, je m’y attendais un peu.. Heather Nova enchaine ensuite avec ce que je considère comme un des plus beaux morceaux de 300 Days avec Beautiful Ride. Le set s’achève par Make Your Mine ponctué par un solo de guitare assez époustouflant de la guitariste d’Heather (Berit Fridahl, je crois).
« À la vue de la maigre affluence de cette soirée, on peut se demander pourquoi Electric Six n’a pas réussi à décoller et réussi à remplir une salle comme le Bataclan. Car sur scène, c’est toujours un spectacle assuré en grande partie par son chanteur Dick Valentine. Mais revenons au concert de ce soir, j’ai eu une fois de plus la chance d’avoir gagné deux places par l’intermédiaire d’un concours et je suis accompagné de mon vieil ami Gilles P. de Marine et enfin de Cédric. Le premier rang est assuré sans grand problème. Il faut dire que ce soir le balcon n’est même pas ouvert, il semble que les organisateurs aient vu un peu grand en programmant le groupe au Bataclan.
Quand on parle d’énergie, on se doit d’évoquer Electric Six évidemment. La première chose qui saute aux yeux ce soir lorsque le groupe arrive sur scène c’est l’état dirons nous bizarre voire légèrement comateux de Dick Valentine. Il peine manifestement à garder les yeux ouverts, mais malgré cela il garde toute sa lucidité et son côté malicieux. Dans le public, pas mal de phénomènes non identifiés portant perruques, fausses moustaches, short et collant, ça promet… Electric Six débute le concert par un morceau extrait de Heartbeats & Brainwaves leur dernier album que je trouve assez moyen et en tout cas inférieur à Zodiac leur avant dernière livraison. Si Dick Valentine semble un peu fatigué ce n’est pas le cas du reste du groupe qui est au taquet, comme d’habitude ils portent tous des lunettes (et un casque pour le guitariste de droite). Autant dire qu’ils assurent méchamment. On ouvre véritablement les hostilités avec After Hours extrait cette fois de Zodiac, la mayonnaise prend et peu à peu Dick entre dans le show. Et puis cette impression de perpétuelle bonne humeur quand on les voit et quand on les écoute, cela ça n’a pas de prix. Ce qui est impressionnant avec Electrix Six c’est leur faculté de sonner « dance et disco » tout en gardant cet aspect rageur et rock & roll qui les caractérise.
Le beat toujours le beat. Bon c’est vrai ce soir Dick Valentine semble bouger un peu moins que d’habitude, mais cela n’altère en rien la musique. On continue dans le bon avec un nouvel extrait de Zodiac intitulé Jam It In The Hole parfait exemple de ce mélange de disco, de funk et de rock & roll bien sûr. Retour vers le passé avec ce qui reste leur meilleur album à savoir : Fire bien entendu. Cela commence fort avec Improper Dancing juste avant que ne résonnent les notes de guitares annonciatrices d’un Danger High Voltage déclencheur d’hostilités dans la salle. Quelques slams dans le public et notre ami Dick Valentine qui prend un bain de foule porté par les bras tendus des spectateurs, pas de chance pour nous cela se passe de l’autre côté de la salle. Un peu plus tard c’est une spectatrice au deuxième rang qui tombe dans les pommes, on remerciera le service d’ordre pour son manque COMPLET d’efficacité en faisant remarquer que malgré les gestes des spectateurs pas un de ces messieurs ne s’est déplacé pour évacuer la demoiselle, il faudra que ce soit deux des plus turbulents gentils agitateurs de cette soirée qui se chargent eux-mêmes de cette tâche…On continue dans la lancée avec quelques morceaux dispensables sur disques, mais qui prennent une autre saveur sur scène. Et puis c’est le moment que j’attends depuis le début du concert, le morceau qui depuis 2003 est lié à l’image du groupe, c’est bien sur l’explosif Gay Bar et la je ne peux m’empêcher de sauter comme un fou accroché à la barrière car c’est tout simplement trop bon !!!! Hymne tout simplement ! On est maintenant proche de la fin du set quand Electric Six décoche une nouvelle flèche avec Gridlock qui est tout simplement un des meilleurs morceaux issus de leur dernier album. Deux morceaux plus tard le groupe quitte la scène le devoir accompli.