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mardi 21 février 2012

MARK LANEGAN BAND ~ Studio 104. La plaine Saint Denis.










STUDIO 104.



Ce qu’en a pensé Émilie :

« J’attendais avec impatience les dates françaises de Mark Lanegan suite à la sortie de Blues Funeral, et les jurons ont fusé lorsque j’ai constaté que malgré une tournée européenne plus que fournie, nous autres Français serions une fois de plus oubliés. Mais comme j’ai de la chance, Canal + a décidé de convoquer Sir Lanegan à l’Album de la Semaine, je m’inscris, j’y crois… et reçois bel et bien l’appel tant espéré.

Me voilà donc au studio 104, pour la deuxième fois après Sonic Youth en 2009. La tension monte tandis que les musiciens de Mark pour cette tournée (tous belges, certains sont membres de Creature With The Atome Brain) font leur entrée, suivis par Mark qui, comme à son habitude, ne fait pas grand cas du public présent. Public qui l’acclame mais repassera bien vite en position assise malheureusement, et ceci jusqu’à la fin. Ça me rend un peu triste mais la présence de Mark à deux mètres de moi (j’ai choisi ma place avec soin) me fait bien vite oublier cet inconvénient.

Vêtu d’un costume noir presque trop grand pour lui (Mon Dieu ! Ce qu’il est maigre !) il agrippe son pied de micro qu’il ne lâchera pour ainsi dire pas, et le groupe lance sans préambule l’électro Ode To Sad Disco, un peu déconcertant pour qui n’aurait pas écouté l’album qui vient juste de sortir. Les musiciens se trouvent en demi-cercle derrière Mark, une disposition assez originale. Face à moi de gauche à droite, on trouve donc Steven Janssens à la lead guitare (il est époustouflant !), Jean-Philippe De Gheest à la batterie (il a l’air tout jeune, mais assure sans problème), Frédéric Jacques à la basse et enfin Aldo Struyf qui alterne clavier et guitare rythmique, parfois au sein de la même chanson.  Au centre trône un Mark impérial, qui condescendra tout de même à accorder aux pauvres mortels que nous sommes de rares « thank you » proches du grognement. L’éclairage bleuté confère au groupe une aura presque mystique. Après la B-side Sleep With Me, un peu étonnante dans une émission consacrée au nouvel album, Steven Janssens s’attaque au monument Josh Homme sur Riot In My House, et parvient à me faire quitter Mark des yeux, ce qui est un exploit. Difficile pour moi de retenir mes ardeurs au milieu du public plutôt mou sur ce titre très QOTSAien. Quand arrive Phantasmagoria Blues cependant, et ce « Thought I’d rule like Charlemagne, but I’ve become corrupt », je cesse de remuer et bois littéralement Lanegan des yeux, comme hypnotisée. J’ai traversé la Manche pour le voir, connu la perfection du concert de l’Union Chapel, j’ai partagé un fou rire avec lui concernant une histoire de douche au Café de la Danse, j’ai frissonné des milliers de fois à l’écoute de ses albums, et pourtant, et pourtant, ce moment surpasse tout ce que j’ai vécu auparavant. Je ne saurais l’expliquer par de simples mots : c’est une alchimie particulière qui se déclenche parfois lorsque vous êtes à un concert, vous y allez pour ce moment, mais ça ne se produit pas à chaque fois. Tel un orgasme.

La bien plus rock Crawlspace (encore un intrus, « récent » morceau des Screaming Trees) me sort de ma transe, elle est énorme, les musiciens sont énormes, et Mark est Dieu. Je ne perds cependant pas tout sens de la réalité, et après la très pop Harborview Hospital, je sais que le compte y est avec The Gravedigger’s Song, que je savoure au maximum, notamment le passage en français, je suis étonnée que le public ne le reprenne pas en chœur, même si ça fait groupie, je le clame : entendre Mark chanter « Je t’aime mon amour » dans la langue de Molière, c’est un grand moment. Sept titres donc, c’est ce à quoi nous avons droit, et je doute que Mark accepte de nous accorder un bonus. Effectivement, le groupe ne reviendra pas, et ce geste de la main un peu gauche, laissant transparaître sa timidité, sera la dernière image que j’aurais de Mark ce soir-là. En Belgique tôt le matin même pour une autre émission, le groupe est fatigué, et nous pouvons le comprendre, même si la déception reste présente.

Je parviens à récupérer une setlist (j’en profite pour remercier le gars qui me l’a donnée, et toute l’équipe de tournage, un énorme merci du fond du cœur) et sort dans la nuit, les yeux brillants, le cœur en joie. On ne vit pas tous les jours des moments comme celui-ci. Et alors que je ne pensais pas pouvoir être plus heureuse, la présence de Mark et de son merveilleux groupe est confirmée au Rock en Seine. Ce ne sera pas les mêmes conditions de son et d’éclairage, mais j’aurais sûrement l’occasion d’entendre quelques-unes des perles de Blues Funeral zappées aujourd’hui, comme Gray Goes Black. Ce sera difficile de faire mieux que le concert de ce soir. Mais je suis certaine qu’ils en sont capables. »




photos de © Daniel Bardou / Canal+
http://www.daniel-bardou.net/ 



Mark Lanegan est un chanteur à la voix rauque, successivement membre de The Jury, Screaming Trees, Mad Season, Queens of the Stone Age et The Gutter Twins. Tout droit venu de Seattle, il a travaillé avec des musiciens tels que Kurt Cobain, Layne Staley (au sein de Mad Season), Isobel Campbell, Twilight Singers (dont le leader Greg Dulli est l'autre membre des Gutter Twins), Mondo Generator, Melissa Auf Der Maur,Jeffrey Lee Pierce du Gun Club, Martina Topley-Bird, Masters of Reality, The Desert Sessions, Mike Watt.




 Avec Screaming Trees
    •    (1986) Clairvoyance (Velvetone)
    •    (1987) Even If and Especially When (SST)
    •    (1988) Invisible Lantern (SST)
    •    (1989) Buzz Factory (SST)
    •    (1991) Uncle Anesthesia (Epic)
    •    (1992) Sweet Oblivion (Epic)
    •    (1996) Dust (Epic)

En Solo + Band
    •    (1990) The Winding Sheet (SubPop)
    •    (1994) Whiskey For The Holy Ghost (SubPop)
    •    (1998) Scraps At Midnight (SubPop) (avec ses amis des Queens of the Stone Age)
    •    (1999) I'll Take Care of You (SubPop) (album de reprises)
    •    (2001) Field Songs (SubPop)
    •    (2003) Here Comes That Weird Chill (Beggars Banquet)
    •    (2004) Bubblegum (Beggars Banquet)
 •    (2012) Blues Funeral (4AD)

Contributions, projets parallèles
    •    (1987) 448 Deathless Days (Steve Fisk)
    •    (1990) Harmony in Defeat (King Krab)
    •    (1992) Jamboree (Beat Happening)
    •    (1993) Satisfied Mind (The Walkabouts)
    •    (1994) Volume 9 (Various Artists)
    •    (1995) Ball-Hog or Tugboat (Mike Watt)
    •    (1995) Over and Thru the Night (Steve Fisk)
    •    (1995) Above (Mad Season)
    •    (1996) Twisted Willie (Various Artists)
    •    (1999) More Oar: A Tribute to the Skip Spence Album (Various Artists)
    •    (2000) Rated R (Queens of the Stone Age)
    •    (2001) Human Beans (earthlings?)
    •    (2001) Sing a Song For You (Various Artists)
    •    (2001) Free the West Memphis Three (Various Artists)
    •    (2001) Desert Sessions 7 & 8 (Various Artists)
    •    (2001) Deep in the Hole (Masters of Reality)
    •    (2001) Give the People What We Want (Various Artists)
    •    (2002) Songs for the Deaf (Queens of the Stone Age)
    •    (2003) Quixotic (Martina Topley-Bird)
    •    (2003) A Drug Problem That Never Existed (Mondo Generator)
    •    (2003) Blackberry Belle (Twilight Singers)
    •    (2004) Time is Just the Same (Isobel Campbell)
    •    (2004) Auf der Maur (Melissa Auf der Maur)
    •    (2004) Leave No Ashes (Burning Brides)
    •    (2004) Demolition Day (Mondo Generator)
    •    (2004) She Loves You (The Twilight Singers)
    •    (2005) Sunday Night: The Songs of Junior Kimsbrough (Various Artists)
    •    (2005) Lullabies to Paralyze (Queens of the Stone Age)
    •    (2005) Dog Train (Sandra Boynton)
    •    (2006) Ballad of the Broken Seas (Isobel Campbell et Mark Lanegan)
    •    (2006) Death By Sexy (Eagles of Death Metal)
    •    (2006) Return of the Golden Rhodes (The Baldwin Brothers)
    •    (2006) A Stitch in Time (The Twilight Singers)
    •    (2007) It's Not How Far You Fall, It's The Way You Land (Soulsavers)
    •    (2007) Era Vulgaris (Queens of the Stone Age)
    •    (2007) About A Son [Original Soundtrack] (Various Artists)
    •    (2007) I'm Not There [Original Soundtrack] (Various Artists)
    •    (2008) Saturnalia (The Gutter Twins)
    •    (2008) I am the Golden Gate Bridge (Creature with the atom brain)
    •    (2008) Sunday at Devil Dirt (Isobel Campbell et Mark Lanegan)
    •    (2008) Future Chaos (Bomb the Bass)
    •    (2008) Adorata (The Gutter Twins)
    •    (2009) Fate to Fatal (The Breeders)
    •    (2009) Transylvania (Creature with the atom brain)
    •    (2009) Consolation (Gary Heffern)
    •    (2009) Broken (Soulsavers)
    •    (2009) Summer's Kiss: A Tribute To The Afghan Whigs (Various Artists)
    •    (2010) Hawk (Isobel Campbell et Mark Lanegan)






MARK LANEGAN BAND

Mark Lanegan : Vocals
Steven Janssens : Lead guitar
Jean-Philippe De Gheest : Drums
Frédéric Jacques : Bass
Aldo Struyf : Keyboards & Guitar

 La Setlist du Concert
MARK LANEGAN BAND



Ode To Sad Disco (Blues Funeral – 2012)
Sleep With Me (Here Comes That Weird Chill EP – 2003)
Riot In My House (Blues Funeral – 2012)

Phantasmagoria Blues (Blues Funeral – 2012)
Crawlspace (Last Words: The Final Recordings – 2011) (Screaming Trees Cover)
Harborview Hospital (Blues Funeral – 2012)
The Gravedigger’s Song (Blues Funeral – 2012


La durée du concert : 0h30


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mercredi 23 novembre 2011

LANA DEL REY ~ Studio 104. La plaine Saint Denis.


























 STUDIO 104.

Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« À peine trois semaines se sont écoulées depuis son concert au nouveau Casino que l’opportunité de revoir Lana Del Rey se représente sous la forme d’un email de l’agence Cassandra annonçant la venue de la belle américaine pour l’enregistrement d’un live de la semaine. Je m’inscris de suite sans trop de conviction sur le résultat et en me demandant déjà comment je pourrai assister à ce concert si je ne gagne pas… Le lendemain matin sur Facebook le site de l’Album de la Semaine annonce que toutes les places ont été attribuées, me reste plus que les yeux pour pleurer. Mais il faut croire (par moment) qu’une bonne étoile plane au-dessus de ma tête, car le soir même en me dirigeant vers le Café de la Danse pour un concert, je trouve, à peine sorti de voiture, un message laissé par l’agence Cassandra. Ni une ni deux je rappelle, tout de suite. Coup de chance je tombe directement sur mon interlocuteur qui me demande si ma demande d’une place pour le concert de Lana tient toujours, je confirme immédiatement et 30 secondes plus tard mon invitation arrive sur mon Smartphone, alléluia !

Mercredi 23 novembre. J’ai pris une demi-journée de congé, car le concert est prévu à…14 h 30 ! Enfin, l’heure limite à laquelle il faut se présenter. Et je peux vous dire qu’en pleine journée, trouver une place pour se garer autour des multiples studios de la Plaine St Denis, c’est pas du Chopin ! Malgré tout j’arrive enfin à trouver une place, je vais directement dans la salle d’accueil où se trouve déjà une vingtaine de personnes. Je retrouve pas mal de copains, Mathilde, Stéphane D, Oliver et Patrice entre autres. Du groupe je suis le seul à l’avoir déjà vu. 14 h 30, on reçoit notre billet d’entrée, fouille sommaire et direction le studio. Je me place à mi-hauteur pour éviter d’être gêné par les caméras. Comme d’habitude on nous donne les consignes, pas de photos, éteindre les portables et puis viennent les traditionnelles séances d’applaudissements (8 au total je crois ??) qui nous laissent complètement vannés.

15 h, tout le monde est debout, on nous fait signe d’applaudir à tout rompre et un par un les musiciens sortent du petit tunnel situé à droite des gradins, enfin c’est Lana Del Rey qui arrive avec un joli sourire. Ce soir c’est robe noire transparente et chaussures aux talons démesurément hauts. Cette fois sa chevelure est lisse, beaucoup moins ondulée qu’au Nouveau Casino. Première belle surprise, le son : Il est tout simplement parfait et je commence peu à peu à réviser mon jugement sur les musiciens qui l’accompagne. Le groupe est toujours le même, mais si je les avais qualifiés un peu précipitamment de « musiciens de studio » (ce qu’ils sont d’ailleurs je pense) c’était dans le sens péjoratif et pas vraiment flatteur. On le sait, Lana Del Rey n’a pas encore un répertoire très étendu et c’est donc à une set-list pratiquement identique à celle du Nouveau Casino à laquelle nous allons avoir droit. Sauf que cette fois je connais mieux les morceaux et la séduction fait le reste dès «Without You» le premier morceau joué ce soir. Puis ce sera  Born To Die qu’elle présente comme son nouveau single à paraitre, rien à dire, la chanson est calibrée pour faire un carton même si à l’écoute des premières notes on n’est pas tout de suite séduit comme on a pu l’être par Vidéo Games par exemple. Mais moi contrairement à pas mal de personnes c’est bien Blue Jeans qui recueille tous mes suffrages. La version de ce soir, je la déguste, moment éphémère, mais oh combien jouissif. Les paroles évoquent l’insoumission et la liberté, Gangsta et James Dean ne font qu’un. Bref j’adore cette chanson et surtout la manière dont Lana l’interprète, la voix est chaude et pleine de sensualité et puis j’adore surtout les variations de tonalité. Les détracteurs de Lana Del Rey ne peuvent pas le contester, elle possède une superbe voix et puis ce qui me plait aussi chez elle c’est cette absence de mise en scène, on ressent beaucoup d’amateurisme en la regardant évoluer sur scène, elle ne cherche pas particulièrement à être sexy, elle ne sait même pas trop quoi faire de ses mains et du coup elle remet souvent sa chevelure en place ou bien tripote presque nerveusement sa robe. Ce côté un peu gauche la rend au contraire sympathique avec ces petits sourires presque timides qui apparaissent à la fin de chaque chanson. C’est assez touchant je dois dire. Le morceau suivant Radio est surtout intéressant dans sa partie refrain. Million Dollar Man est un retour vers le passé, chanson de bar nostalgique avec un piano pour seul accompagnement. Et puis c’est Video Games qui recueille tous les suffrages. De manière générale, toutes les versions proposées ce soir sont un cran au-dessus de celles du Nouveau Casino il y a quelques semaines, n’oublions pas que c’était alors seulement le septième concert de la carrière de Lana Del Rey. Le set se termine avec tout d’abord le très moyen Off To The Races peut-être le morceau le plus faible de son jeune répertoire et puis c’est You Can Be The Boss. La jeune femme salue et quitte le studio avec un petit sourire sous les ovations. Reviendra-t-elle ? Mystère, car elle a joué pratiquement tout son répertoire. La production de Canal nous demande de patienter, car il semble que même eux ne savent pas vraiment si elle va revenir. Et enfin on nous annonce que Lana Del Rey revient pour deux morceaux, mais cette fois, et c’est une jolie surprise, en formation semi-acoustique avec juste deux musiciens.

Et pour ce final, Lana va nous gratifier de deux morceaux déjà interprétés dans la première partie du set. C’est tout d’abord une version de Video Games absolument remarquable suivie de Born To Die son nouveau single la aussi interprété sur un mode différent qui permet à Lana Del Rey de démontrer que son talent n’est pas surfait, car la voix est bel et bien la, chaude et profonde. Ce petit supplément restera le must de ce mini concert qui aura tout de même duré 47 minutes.

À peine le set fini je descends des gradins pour réclamer une set-list qu’un technicien me remet. Je retrouve les potes en dehors du studio. On décide à l’unanimité de rester devant les studios pour tenter, tels des groupies, de voir Lana à sa sortie ! Il nous faudra patienter un bon bout de temps, car la jeune Américaine donne des interviews dans le studio semble-t-il. Après plus d’une heure à attendre, on s’inquiète, car les deux imposants 4x4 Mercedes aux vitres teintées certainement destinés à Lana et ses musiciens ont été avancés près de l’endroit d’où elle devrait sortir. On se pose des questions, on s’inquiète et finalement la voici qui sort, entourée d’un garde du corps et à notre grande surprise elle se rend disponible sans véritable limite de temps pour discuter, signer des autographes et bien sur poser pour des photos. Je crois d’ailleurs que je serai le premier à lui demander si elle veut bien poser avec moi ce qu’elle a fait avec une grande disponibilité. Mais ce qui m’a fait particulièrement plaisir c’est qu’il semble qu’elle m’ait reconnu vu son exclamation en me voyant, il faut dire que la jeune femme a fait très peu de concerts jusqu'à présent (le Nouveau Casino était seulement son septième). Je lui fais signer la set-list et alors que je m’éloigne elle me redemande une nouvelle fois mon nom. En tout cas ce que je peux dire c’est qu’elle est tout simplement ravissante et charmante et surtout très disponible. Voilà avec les potes nous sommes heureux tout simplement, Stéphane est aux anges (comme moi d’ailleurs). Rendez-vous est pris l’année prochaine après la sortie de son album. »





photos de


Lana Del Rey est le nom de scène d’Elizabeth Lizzy, auteur-compositrice et interprète américaine. Son nom de scène, Lana Del Rey, lui a été trouvé par des directeurs artistiques qui voulaient un nom évoquant le glamour hollywoodien, en parfait accord avec son style de musique11 ; c'est la combinaison du prénom de l'actrice hollywoodienne Lana Turner et de la Del Rey, une berline compacte produite au Brésil de 1981 à 1991 par Ford.



2011 - Video Games (Single)



Lana del Rey : Vocal
+ Band


 La Setlist du Concert
LANA DEL REY



Without You (Upcoming Album - 2012)
Born To Die (Upcoming Album - 2012)
Blue Jeans (Single B Side - 2011)
Radio (Upcoming Album - 2012)
Million Dollar Men (Upcoming Album - 2012)
Video Games (Single  - 2011)
Off To The Races (Upcoming Album - 2012)
You Can Be The Boss (Upcoming Album - 2012)

-With piano & acoustic guitar-
Video Games (Single  - 2011)
Born To Die (Upcoming Album - 2012)





La durée du concert : 0h47

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