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vendredi 21 octobre 2011

ALAMO RACE TRACK ~ Le Trois Baudets. Paris.











Première Partie: Oh ! Tiger Mountain , Inga Liljestrom , Mesparrow
MaMA FESTIVAL



Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Cela faisait plus de quatre ans et demi que je n’avais pas revu Alamo Race Track depuis un superbe concert en janvier 2007 à la Maroquinerie. Et puis cette bonne surprise avec ce concert prévu dans le cadre du festival Mama 2011 dans un lieu inédit pour moi, les Trois Baudets. Problème tout de même qui dit festival dit plusieurs groupes et ce soir ils sont en tout et pour tout 4 à se partager l’affiche. A noter d’ailleurs la disparition de Rodeo Massacre pour je ne sais quelle raison au profit de Inga Liljestrom.

J’arrive tranquillement sur place vers 19h, bien évidemment je suis le premier mais la salle est ouverte, enfin pas vraiment la salle de concert proprement dite mais le lieu. On m’indique un bar au premier étage ou je vais passer un petit quart d’ heure bien au chaud car ce soir j’ai l’impression que l’hiver est arrivé sur la capitale, j’ai froid !  Je redescend quelques temps après et c’est sur le coup de 19h45 que les portes de la salle s’ouvrent. On descend un escalier puis c’est un couloir et enfin j’entre par une des deux portes de la salle pour découvrir par le haut ce petit bijou de théâtre. C’est petit (une jauge maxi à 250 personnes je crois) mais douillet et chaleureux. Je descend m’installer au deuxième rang.

Le premier groupe à monter sur scène s’appelle Oh ! Tiger Mountain, ce sont des Français, ils sont deux à la guitare et aux percussions et c’est assez minimaliste. Dire que j’aime serait mentir. Je m’ennuie plutôt. 36 minutes de concert, trop long. Mais il semble qu’il y a quelques admirateurs dans la salle.

Deuxième groupe ou plutôt deuxième artiste à venir sur scène, c’est Inga Liljestrom une Australienne d’origine Finlandaise et installer en France. Elle se produit ce soir en compagnie d’une formation réduite ou l’on trouve une violoniste et une violoncelliste ainsi qu’un percussionniste, les percussions en question étant un caisson sur lequel il est assis. Contre toute attente j’ai trouvé cela pas mal. La voix est un tout petit peu déchiré et j’ai aimé cet espèce d’austérité qui ressortait, ce coté un peu froid et baroque un peu mystérieux qui ressortait. Belle prestation de 45 minutes, la jeune femme ayant été convié « gentiment » à quitter la scène par l’organisation alors qu’elle allait jouer un ultime morceau.

Un peu plus de remue ménage sur scène car on amène maintenant un grand piano qui sera placé coté droit de la scène. L’artiste à se présenter sur scène s’appelle Mesparrow, je croyais d’ailleurs que c’était un groupe et non pas une jeune femme. Elle est habillé de manière dirons nous fantaisiste et bien sur elle est seule sur scène avec son piano et ses effets de boucles. J’ai trouvé cela navrant pour tout dire. Et puis cette reprise d’une vieux standard américain a capella à la fin du concert, horrible. Certains ont aimé comme mon ami Oliver qui est arrivé juste avant le set d’Inga, moi j’ai détesté. 37 minutes.

Le staff technique prépare le matériel sur scène, il commence à se faire tard quand le groupe monte sur scène, il est alors 11h15. Sur scène ils sont six, le chanteur ressemble toujours à John McEnroe. Le set va être presque entièrement consacré au dernier album en date, Unicorn Loves Deer, sorti quelques mois plus tôt sur u petit label hollandais que je m’étais d’ailleurs procuré chez eux. Je reconnais de suite le premier morceau Lindyhop qui figure sur leur dernier album et qui représente un peu tout ce que j’aime chez Alamo Race Track c'est-à-dire ce coté simple et lumineux de la musique, on se dit tout de suite en écoutant «’ca c’est bien ». Et oui c’est bien.  Le morceau est entrainant, un mélange de folk rock bien lumineux éclairé par une belle mélodie et par la voix de Ralph Mulder. Le son est parfait dans cette petite salle et je constate avec plaisir que la salle est maintenant remplie. Quand j’écoute Alamo Race Track, j’ai l’impression d’entendre des comptines comme pour Appples, sans doute un effet la encore de la voix de Ralph Mulder. Le groupe déroule son dernier album sans interruption avec quelques pépites comme The Moon R assez touchant. Il faudra attendre la moitié du concert pour enfin entendre un ancien morceau et pas le moindre puisqu’il s’agit de Black Cat John Brown joué ce soir dans une version assez différente de celle en studio. Moins naturelle, le groupe a cherché à donné une nouvelle orientation au morceau avec un tempo un peu différent, peux être plus lent m’a-t-il semblé et un coté moins électrique aussi. Je préfère la version originale même si j’adore toujours la passage ou le batteur joue de la cloche. On repart sur le dernier album, la constante de ces chansons est la poésie qui en émane. Et puis soudainement Ralph annonce le dernier morceau, j’ai vraiment l’impression que le groupe vient juste de commencer son set ! C’est le moment que le groupe choisit pour se réactiver en mode rock & roll avec cette fois ci une superbe version de The Northern Territory. Le groupe quitte la scène, on croit à un rappel mais non, les lumières se rallument, je regarde ma montre assez interloqué, le concert n’aura duré hélas que 47 minutes. La faute au mode « festival » de la soirée.

Avouons le j’ai un peu de frustration car il a fallu que j’attende plusieurs heures avec des artistes qui ne me plaisaient pas vraiment pour à peine plus de trois quart d’heure de concert. J’espère les revoir bientôt pour cette fois ci un concert d’une durée normale, pour rappel il avait joué presque 1h15 en 2007 à la Maroquinerie et cela avec seulement deux albums à leur actif. »



photos gilles b



Alamo Race Track est un groupe de rock indépendant d'Amsterdam avec, depuis 2003, trois albums à leur actif. Il pratique une pop moderne oscillant entre écriture raffinée dans la veine d’XTC et Pavement  et l’énergie Rock des Strokes


Birds At Home - 2003
Black Cat John Brown - 2006
Unicorn Loves Deer - 2011



ALAMO RACE TRACK
Ralph Mulder - Vocals & Guitar
David Corel - Bass
Len Lucieer - Guitar
Guy Bours - Drums


La Setlist du Concert
ALAMO RACE TRACK 





Lindyhop (Unicorn Loves Deer - 2011)
Apples (Unicorn Loves Deer - 2011)
The Moon Rides High (Unicorn Loves Deer - 2011)
Records (Unicorn Loves Deer - 2011)
Black Cat John Brown (Black Cat John Brown - 2006)
Shake Off The Leaves (Unicorn Loves Deer - 2011)
Motorman And Owls (Unicorn Loves Deer - 2011)
Hypnotised II (Unicorn Loves Deer - 2011)
The Northern Territory (Black Cat John Brown - 2006)





La durée du concert : 0h47

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RIHANNA ~ Le POPB. Paris.










jeudi 20 octobre 2011

AIRSHIP ~ La Boule Noire. Paris.











Première Partie : T O Y B L O Ï D


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Cela faisait une éternité que je n’étais pas revenu à la Boule Noire. Ce soir c’est Airship qui est à l’affiche. Pas vraiment foule quand j’arrive sur place, la concurrence est rude ce soir entre la Flèche d’Or pour Peter Murphy, le Point FMR pour Cheveu et même juste à côté à la Cigale ou Asaf Avidan se produit. Je retrouve les deux fans incontournables du groupe c'est-à-dire Charlotte et Cécile, pas trop le temps de discuter, car c’est déjà l’ouverture des portes, tant mieux, car la température est fraîche.

La première partie est assurée ce soir par Toybloïd un groupe que j’ai déjà vu il y a quelque temps. Manifestement, les parents et les amis du groupe sont dans la salle à en juger par les encouragements qui émanent de la fosse. Toybloïd ce sont trois filles et un garçon à la batterie. Musicalement on qualifiera cela de punk rock tout simplement. Côté compos tout se ressemble un peu hormis la troisième chanson (Wake Up) que j’ai trouvée intéressante du fait de son riff bien pêchu. Sinon le gros problème du groupe c’est tout simplement sa chanteuse ou plutôt sa voix assez horripilante à la longue, c’est un peu dommage. La guitariste soliste un peu à l’écart du reste du groupe assure elle plutôt bien sa partie. Bref rien de bien original ni de désastreux non plus.

À peine le set fini, les amis et les parents désertent la salle, pas terrible comme attitude. Restent donc une poignée de fans dont quelques pénibles sur notre droite qui ne feront que beugler pendant la durée du concert, quant on ne tient pas l’alcool on devrait s’abstenir.

Airship sur scène c’est tout d’abord son chanteur/Guitariste Elliot qui va monopoliser toute mon attention pendant presque tout le concert. À ses côtés un guitariste qui va aussi jouer des claviers. Le bassiste à l’air de faire un peu bande à part, sans doute son absence presque totale de look. Malgré le peu de monde, Elliot semble être heureux de jouer à Paris ce soir, on veut bien le croire. Dés le premier morceau on est en territoire connu avec l’excellent Algebra, manque juste le coté épique et l’amplitude que l’on ressent sur le cd, mais bonne surprise la voix d’Elliot fait merveille, c’est lui sans aucun doute le moteur du groupe. J’ai du mal à imaginer que cela est leur premier album après un EP sorti l’année dernière. Ce que l’on ressent on écoutant ce morceau c’est un sentiment de puissance, l’impression de recevoir plein de choses à travers la tronche. Powerful ! Ce qui caractérise Airship outre son leader c’est le côté mélodique qu’ils apportent à chacune de leurs compositions. Le groupe déroule les compos de l’album alternant les passages rock aux guitares et ceux aux claviers. Les pépites sont placées à intervalles réguliers, après Algebra j’ai bien aimé Spirit Party puis plus loin Never Awake très sec qui m’a un peu fait penser à Ghinzu je ne sais pas trop pourquoi. J’apprécie le concert, mais j’avoue être frustré par le manque d’ambiance générale, les gens étant trop spectateurs et pas assez acteurs. Mais ce que j’aime chez ces jeunes Anglais c’est la faculté de débuter leurs morceaux sur un mode calme et presque reposant avant de passer progressivement la vitesse supérieure pour finir certaines de leurs chansons dans un déluge sonore (Goldwatches par exemple). Tout n’est pas parfait, certains morceaux n’étant pas, dirons-nous, indispensables, mais le résultat global est plutôt encourageant. D’un coup comme s’il voulait réveiller le public Elliot va passer par-dessus la crash barrière et jouer pendant quelques dizaines de secondes dans la fosse. Le final quant à lui sera superbe avec tout d’abord le fédérateur Kids, chanson simple, mais d’une efficacité redoutable avec des guitares à la Editors. Elliot annonce alors qu’ils vont jouer leur dernier morceau (non non dans la foule), mais ils nous rassurent en disant qu’il sera long. Et effectivement,  le set va se terminer sur une superbe version de The Trial of Mr Riddle, là encore le feu couve avant d’exploser avec un final qui s’accélère et qui devient carrément jouissif, et là on comprend qu’Airship est tout de même un putain de bon groupe. Les instruments sont jetés comme des malpropres par leur propriétaires, la batterie gicle elle aussi, rock & roll !

Personne ne vient sur scène alors je passe sous la barrière choper la set list du chanteur et devant la triste mine de Charlotte je décide de lui donner. Petite anecdote cette set list à deux côtés, l’un avec les titres des chansons dans leurs versions d’origine et l’autre avec la traduction en Français !

Voila c’était une soirée sympa, espérons qu’il y aura plus de monde la prochaine fois. »





photos gilles b


Airship est un groupe de Manchester crée en 2008 et à coup sûr l'un des jeunes groupes du moment les plus captivants et excitants avec la mélancolie de Joy Division et the Cure et avec un son comme Elbow or Coldplay.




Stuck In This Ocean - 2011

EPs
Spirit Of The Beehive - 2008
Algebra - 2010




AIRSHIP
Elliott Williams on vocals, guitar and keys
Marcus Wheeldon on guitar and vocals
Tom Dyball on bass and vocals
Steven Griffiths on drums and vocals


La Setlist du Concert
AIRSHIP

 
 Algebra (Stuck In This Ocean - 2011)
Invertebrate (Stuck In This Ocean - 2011)
Test (Stuck In This Ocean - 2011)
Spirit Party (Single - Stuck In This Ocean - 2011) (Algebra EP - 2010)
Vampires (Stuck In This Ocean - 2011)
Never Awake (Algebra EP - 2010)
Organ (Stuck In This Ocean - 2011)
Summertime (B Side Kids - 2011)
This Is Hell (Stuck In This Ocean - 2011)
Gold Watches (Stuck In This Ocean - 2011)
Stuck In This Ocean (Stuck In This Ocean - 2011)
Kids (Stuck In This Ocean - 2011)
The Trial Of Mr. Riddle (Stuck In This Ocean - 2011)


La durée du concert : 1h05

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